Nous partons de la région du Ventoux pour se rendre aux étapes du Tour dans les Hautes Alpes. Nous passons par une route étroite et vraiment splendide des Gorges du Méouge. Ce sont des kilomètres presque plats, mais c’est si beau comme paysage, que nous prévoyons y revenir pour faire la route en vélo. Très spectaculaire!
De plus, notons que nous sommes arrivés juste à temps (avant dernier) à notre aire de camping afin d’être extrêmement bien placé pour voir les cyclistes passer pour l’étape de Savine-le-lac autour du lac de Serre-Poncon, la 18e étape du Tour. Ce lac est magique et d’un vert laiteux. De toute beauté! C’est la fête, on chante, on danse et il fait très chaud. Il y a littérallement des centaines d’autres VR qui voudraient notre place!!
19 et 20 juillet
Nous sommes partis du Lac de Serre-Ponçon en matinée, afin de se rendre, 2 heures et demi plus tard, au village de Barcelonette.
De là, nous avons pédalé jusqu’au kilomètre 12 sur 22 du Col de la Bonette (La plus haute route d’Europe et le plus haut point du Tour de France 2024). Nous avions une vue spectaculaire du paysage et des routes en S que nous avons faites et que les cyclistes du Tour devaient emprunter après nous pour l’ascension du col. C’était génial, car on les voyaient de très près et dans l’effort.
Après la dernière voiture du tour, que l’on nomme la voiture-balai et bien là, c’est la descente de tout le monde en vélo et il y en a qui vont très vite. Nous, on s’est rangé à droite pour être à l’écart et on est descendu tranquillement. On a repris la route pour se rendre au VR. On s’est ensuite diriger vers le Col de la Cayolle et là, ce fut une congestion MONSTRE, car pour se rendre au village de Guillaumes de l’autre côté de la montagne, nous devions prendre absolument 1 des 3 cols suivants:
- Le col D’Ayol, qui est impraticable car il est en réparation avec de grands bouts brisés
- Le col de la Bonette, où nous étions ainsi que les cyclistes du tour donc,…le col était fermé pour et par le Tour
- Ou le Col de Cayolle,…le seul qui restait pour traverser de l’autre côté et aller vers le sud.
Étant donné qu’il restait que le col de la Cayolle et bien tout le monde s’est dirigé à cet endroit, que ce soit dans la direction de Guillaumes ou de Barcelonette. Donc…, ce qui devait arriver arriva!!!
Congestion des 2 côtés et personne ne pouvait passer!!!!
Je dois dire que le col est parfois très étroit et qu’un seul véhicule peut passer à la fois, il n’y a pas de lumière de circulation et ça rencontre. Résultat: Congestion et tout le monde veut passer pcq ça presse. Oh là là!
En plus, pas de gendarmes disponibles,…ils étaient tous au col de la Bonette au Tour de France…, et pas de réseau non plus, nous étions dans les montagnes. On s’est rangé sur le côté et on a attendu notre tour.
Heureusement…, un gentil homme et 2 jeunes garçons ont pris la pôle et finalement après 1:30 d’attente, on est passé un à un et on a fini par se rendre 10 minutes plus loin et être prêt pour s’en aller vers Guillaumes.
Nous sommes arrivés à destination 3 heures plus tard, à travers rochers, vides vertigineux, routes étroites et stress dans le tapis pour ne pas passer la nuit dans la montagne. Pour nous, ça allait quand même, nous avions de la bouffe et un lit, mais ceux qui étaient en auto, trouvaient ça moins drôle!!! Nous aurions pu mettre notre 2e lits aux enchères et payer notre voyage. HI!HI!
À notre arrivée à Guillaumes, vers 20;30, on a mangé et nous nous sommes couchés complètement épuisés.
Le lendemain matin, à notre réveil, on s’est dit, tant pis pour l’étape du Tour, car pour y aller, il fallait refaire un trajet similaire à celui de la veille et disons que ça nous tentaient pas. Donc, on a décidé de partir pour Nice directement avec quelques arrêts pour préparer la dernière semaine avant notre retour à Montréal. Soit à notre quincaillerie Leroy-Merlin pour acheter ce qu’il fallait pour préparer l’entreposage du VR pour les 3 prochains mois et ensuite chez notre entreposeur du VR pour finaliser le contrat (il est très très gentil, en passant) et arrêt final au camping à Nice. Ouf!!!
Encore une fois, malgré notre changement d’itinéraire, on est repassés par des routes dans les montagnes comme la route des 18 tunnels dans les gorges du Daluis et plein de petites routes étroites. Le chauffeur avait besoin d’une pause et la co-pilote aussi car ses mains étaient incrustées dans les bras de la chaise….
Nous n’avons pas de photos ni de la congestion, ni des tunnels, car nous étions trop occupé à regarder partout et à rester vigilants. Pas le temps non plus, pour le dodo habituel de la co-pilote!!!
Arrivés au camping, une baignade dans la mer Méditérranée était de mise ainsi qu’un breuvage pour se désaltérer car il faisait très très chaud.
En passant, la plupart des Français, jeunes et moins jeunes, conduisent très très vites et dépassent, même s’il y des voitures qui s’en viennent dans l’autre sens. Tout le monde est pressé d’arriver et pas juste les Parisiens. Il faut être éveillé et prudent.

Savines-le-lac au Lac de Serre-Ponçon (cette photo et les 6 prochaines)

Cîme de la Bonnette pour voir passer le Tour de France (cette photo et les 9 prochaines)

Pour ceux et celles qui suivent le vélo, c'est le "légendaire" Mark Cavendish à gauche (détenteur du record de tous les temps de 35 victoires au Tour de France)

Le maillot jaune Tadej Pogaçar au centre (qui a ensuite gagné le Tour 2024)